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Aitor Arandia (Sud Ouest)

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Iraila 26 | 2007 |
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Prêt pour un second mandat
Militant et porte-parole, côté français, du Parti Nationaliste Basque (PNB), Aitor Arandia, 41 ans, a été élu conseiller municipal en 2001 sur la liste conduite par Jean Grenet. Il est également devenu, la même année président de l'Office de tourisme, décrochant pour Bayonne un contrat de station touristique. À quelques mois des élections municipales de 2008 il fait part de ses aspirations.

Sud Ouest. Êtes-vous prêt à repartir sur une liste conduite par Jean Grenet, s'il vous le propose, bien sûr ?

Aitor Arandia. Oui. De part et d'autre on considère que le bilan est bon. J'ai réalisé le travail qui m'avait été confié, c'est-à-dire, pour l'essentiel, le développement touristique : améliorer l'offre, mieux assurer la promotion et la communication du tourisme bayonnais. Mon autre mission était le développement de la langue basque. Dans ce domaine la signature d'une convention entre la ville et l'Office public de la langue basque pour la mise en ?uvre d'une politique linguistique au sein de l'institution bayonnaise a été une avancée importante qui a servi d'exemple à d'autres communes comme Biarritz. Elle est l'amorce d'un travail de fond qui portera ses fruits. Dans la mesure où nous avons pu travailler en confiance, Jean Grenet et moi, il n'y a pas de raison que l'on ne continue pas !

Aurez-vous des exigences ?

(Sourire) Pas d'exigence, mais la volonté d'aller plus loin. Je souhaite poursuivre mon travail dans le domaine touristique mais il y a d'autres champs de la vie municipale qui m'intéressent. J'ai fait des propositions au maire qui doit les étudier et arbitrer.

Ce premier mandat a-t-il été conforme à vos attentes ?

La vie d'élu, c'est une école de la patience. Entre le projet et à sa réalisation, il faut souvent beaucoup de temps. Un seul exemple : la signalétique patrimoniale. J'ai engagé ce projet dès mon arrivée, dans le cadre du contrat station. Il a fallu négocier avec les partenaires financiers, réaliser une étude, lancer les appels d'offres, choisir les opérateurs? Les plaques en cinq langues sont aujourd'hui apposées sur les édifices les plus significatifs du patrimoine bayonnais, et des totems vont être installés à travers la ville pour diriger les visiteurs, leur donner des explications plus globales. Mais il a fallu attendre six ans !

Diriez-vous que toutes les promesses ont été tenues ?

Certaines ont été remises en question. Je pense au village culturel. Mais entre l'idée et sa réalisation il y a parfois des étapes infranchissables, des aléas que l'on ne peut maîtriser. L'environnement évolue, les projets aussi. La plupart des projets importants faisaient l'objet de financements croisés. Il y a six ans, on misait sur les financements européens. Or ils se sont réduits comme peau de chagrin. Et l'État, lui aussi, a dû faire des choix? Mais beaucoup a été fait, néanmoins, notamment pour l'aménagement de la ville : les parkings, les rues (notamment la rue d'Espagne), les quais? Et le traitement des eaux.

Une autocritique ?

Un dossier sur lequel on n'a pas été bon, c'est le transport urbain. Bayonne a, certes, fait des efforts avec les parkings de proximité et les navettes mais, à l'échelle du bassin de vie on est dans une situation de blocage insupportable. Il n'y a qu'à voir les bouchons, tous les jours, sur le boulevard du BAB ou d'Aritxague. Ils sont liés à un accroissement de la population dans l'agglomération que nous n'avons pas su anticiper.

Aux élections législatives, le PNB s'est rapproché de l'UDF devenu, depuis lors, Modem. Songez-vous à former un groupe au conseil municipal ?

(Sourire) On n'est pas à l'Assemblée nationale ! Au conseil municipal la majorité regroupe diverses sensibilités, dont les centristes, français ou basques. Il est exact qu'avec le Modem nous partageons les mêmes valeurs humanistes et européennes. Mais les clivages, dans un conseil municipal se font souvent sur bien d'autres critères.

Un rapprochement avec la gauche abertzale est-il inenvisageable ?

Je suis farouchement partisan d'une telle alliance, mais pas à n'importe quel prix. Il faut que le groupe de Bayonne s'engage clairement contre la violence politique. Si c'était le cas je serais prêt à travailler avec eux. On est plus efficace dans une majorité, même si l'on ne partage pas toutes ses idées, plutôt que de se cantonner dans une opposition stérile.

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