Andoni Ortuzar revendique l‘ikurriña comme espace d‘entendement de tous les Basques, «sans discrimination de race, condition ou idéologie», pour le 120ème anniversaire du premier lever de l‘emblème national basque.
12Juilletk Le président de l’Euskadi Buru Batzar d’EAJ-PNB, Andoni Ortuzar, durant l’hommage que le Parti national basque a rendu à l’ikurriña, a insisté sur son désir que « seul l’ikurriña » ondoie dans les balcons institutionnels et a réaffirmé le désir d’EAJ-PNB pour qu’Euskadi soit une nation libre en Europe. « Pour que l’ikurriña partage le ciel européen d’égal à égal avec les drapeaux d’autres réalités nationales. Un pays ne se construit pas en mettant sur un mât un drapeau ou un autre. Un pays se construit depuis le respect de la volonté populaire. Et il se construit jour après jour. En gagnant du terrain sur les consciences. En tissant une collectivité sociale qui se sente identifiée et représentée dans des institutions » a-t-il ajouté.
Ortuzar a révélé qu’il n’aime pas appeler l’ikurriña drapeau, «ce sont tous des drapeaux » a-t-il souligné, « mais le nôtre est l’ikurriña. Uniquement l’ikurriña. Elle ne fut créée contre personne ni contre rien. Mais pendant de nombreuses années elle fut poursuivie comme subversive. Elle a reçu coups sur coups. Combien de fois l’a-t-on hissée et mise en pièces! Combien ! Ils crurent qu’en interdisant l’ikurriña ils annulaient ce peuple et ses sentiments. Ils obtinrent le contraire. Pour chacune qu’ils enlevaient, cinq autres ondoyaient. Parce que c’était la volonté des Basques. La volonté de ce peuple. Et voici cette volonté. L’ikurriña ondoyant libre dans le vent ». Le dirigeant abertzale a ajouté que « l’ikurriña en a vu beaucoup pendant ces 120 ans. Beaucoup. Du bon et du mauvais. Il y a eu de tout. Tandis que certains la pourchassaient, d’autres l’utilisaient comme capuche pour tenter de justifier leur terrorisme. Pour couvrir l’assassinat et l’extorsion. Et ils l’ont tachée de sang. De sang innocent. Nous n’oublions pas non plus ces victimes. Et que cela soit clair: Ce ne fut ni pour Euskadi ni au nom de l’ikurriña».
Pour finir, dans un acte qui a réuni des centaines de personnes, le leader jeltzale a indiqué avec émotion que dans « l’ikurriña se trouve tout ce que nous sommes. Là se trouve notre histoire. Là se trouve le premier gouvernement du lehendakari Aguirre. Là se trouve la guerre et l’exil. Là se trouvent tous les enfants de l’année 37. Là se trouvent tous les gudaris tombés pour la défense d’Euskadi. Là se trouve aussi le Zazpiak Bat. Et la diaspora. Là se trouve la démocratie. L’autogouvernement. Là se trouvent nos institutions. Là se trouve le progrès du pays. Et l’euskera. Notre culture. Là se trouvent le sommet de l’Everest et les rampes les plus durs des cols pyrénéens. Là se trouvent nos succès sportifs. Là se trouve l’industrie basque. La connaissance. L’éducation. Nos universités. Nos villes et nos villages. Nos valeurs. Notre parole. Parole de basque. Et, surtout, elle nous embrasse tous. L’ikurriña nous réunit tous. Tous les hommes et les femmes de ce pays. Sans discrimination de race, condition ou idéologie. Parce dans l’ikurriña il y a de la place pour les nationalistes, les socialistes, les anarchistes, les républicains ou les communistes. Cette ikurriña nous réunit tous. Elle est à tous et pour tous».